lundi 29 octobre 2007

*** This comment may contain spoilers ***

Tiens, moi aussi je suis allé voir Into the wild en fin de semaine... Et j'ai bien aimé (moi qui a la larme facile au cinoche, je suis néanmoins resté de marbre à la fin). Je trouvais le parcours du gars intéressant comme trip de jeunesse mais pas comme démarche de réflexion sur soi-même... La fuite ou la recherche, on ne sait plus trop dans son cas. J'ai bien aimé en tout cas... Jusqu'à ce que je fouille un peu sur l'histoire sur Internet...

Bon, le type part dans le bois en Alaska, sans carte avec presque rien et meurt de faim en plein été à 12 heures de marche d'une route passante (il y avait une place pour traverser la rivière un peu plus loin anyway). C'est pas un peu con ça? Il ne voulait pas mourir, il n'a pas achevé ce qu'il voulait faire, il n'a pas accompli grand chose, il mérite presque d'être sur ce site

Sans l'autobus anyway, il serait mort bien avant... Cet autobus est toujours là, intact, et on peut gager que la route Stampede qui y mène sera un haut-lieu de pélerinage avant longtemps. Déjà, sur youtube (évidemment) on retrouve des films qui démontrent qu'il n'était pas trop loin de la civilisation (et ces chemins existaient à l'époque, l'autobus était sur une trail utilisée par les chasseurs, il avait été placé là pour servir d'abri. Qu'il n'ai rencontré personne est une simple badluck...



Sachant cela, je me suis mis à repenser au pauvre type, à aller sur Google Earth pour trouver le bus (Internet donne trop d'infos!) et à perdre mon temps heureusement peu précieux... Alors là j'ai perdu toute la démarche poétique du film pour devenir critique et réaliste (d'ailleurs, descendre le Grand Canyon sans expérience de kayak...). Si le film m'avait été présenté comme une fiction au moins... (ce qu'il est en grande partie)

Il m'est arrivé la même chose avec Nanook of the North, un film muet de 1921 qui se passe à Inukjuak au Québec (je salue ici mon amie Sylvie qui y enseigne). J'ai vraiment adoré le film, présenté comme un document d'archive, un documentaire, pour découvrir après qu'il était "stagé" et peu représentatif de la vie réelle des inuits de l'époque... N'empêche que certaines scènes m'ont vraiment fait tripper, comme cette tempête noire à la fin. Un maudit bon film anyway, ne serait-ce que pour les contraintes de l'époque et le traitement du sujet (le malheureux Nanook, dont on présente le quotidien, est mort de faim l'année suivant le tournage... Mince consolation, nanuk signifie depuis popsicle en slovaque et en tcheque, quel honneur pour un inuit ordinaire qui n'avait jamais vu une carte du monde!)




Imaginez ma déception si j'apprends que le "ptit gros au bucket" de Falardeau et Poulin était un acteur!



Avouez qu'il est génial!

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Je me suis demandée pourquoi il n'avait pas essayé de pêcher. J'ai trouvé l'histoire assez troublante...
P.S. C'est bien vrai que le petit mangeur de poulet est tordant.

Anonyme a dit…

Je me demande bien ce qu'il est devenu le petit mangeux d'poulet.